Les sous-titres, tout le monde connaît. Doublures des comédiens pour les sourds et les malentendants, humbles traducteurs pour les oreilles rétives aux langues étrangères, ersatz d’oreillettes pour les vidéovores dans les trains, serviteurs automatiques sur Youtube et consorts, les sous-titres connaissent un véritable essor sur Internet depuis que la vidéo s’est substituée au texte. Ils sont concis et efficaces pour s’adapter à notre champ de vision et à la rapidité d’assimilation de notre cerveau. Mais connaissez-vous les surtitres ? Une entreprise s’est spécialisée dans ce domaine : Panthea (panthea.com). David Mass, son vice-président, est venu présenter son travail à l’université de Lausanne le 27 octobre 2022. Le surtitrage, comme son nom l’indique, consiste à placer des surtitres au-dessus de la scène d’un théâtre ou d’un opéra pour permettre au spectateur d’assister, par exemple, à une pièce étrangère jouée en VO tout en bénéficiant de la traduction dans sa langue. Contrairement aux sous-titres synchronisés à l’avance dans les vidéos, le surtitrage exige qu’un technicien soit présent pendant le spectacle pour contrôler l’affichage des surtitres au fur et à mesure que se joue la pièce, ce qui nécessite même parfois quelques adaptations du texte en direct. La traduction préparée en amont doit tenir compte d’un certain nombre de paramètres propres au spectacle vivant et ne peut donc pas procéder par retranscription précise de tout ce qui se dit, mais doit aller à l’essentiel. Un exercice d’équilibriste entre message et qualité littéraire du texte joué. Et un pont de plus entre les langues et les cultures !